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  • : Le blog de la Photo de Paysage
  • Le blog de la Photo de Paysage
  • : Tout ce qu'il faut savoir pour réussir ses photos de paysage naturel et urbain : préparer son voyage, choisir et utiliser son matériel sur le terrain, photographier les sujets difficiles, traiter et diffuser ses images. La plupart des articles sont des extraits de mon Livre :"La Photo de Paysage" aux Editions Pearson
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:13

 

La foudre révèle la puissance de la nature. Le phénomène est impressionnant à vivre mais également quand il est couché sur papier photo. La foudre est un arc électrique qui part de la base du nuage et frappe le sol. Le phénomènese produit pendant les orages, dans de gros nuages en forme d’enclume appelés cumulonimbus dont la base se situe entre 500 m et 3 km d’altitude et le sommet entre 8 à 15 km d’altitude sous nos latitudes. Au sein de ces nuages coexistent plusieurs zones de charges contraires : des charges négatives à la base, et positives au sommet.


Prévoir les orages et la foudre

La foudre frappe la Terre 100 fois par seconde, 32 millions de fois par an ; les occasions de la photographier ne manquent donc pas !

Les orages (et donc la foudre) se produisent plus fréquemment dans les régions chaudes et humides ainsi que dans les zones montagneuses.

La foudre est provoquée par la rencontre d’une couche d’air froid avec une couche d’air chaud. Ces conditions sont créées soit par un phénomène de convection naturelle (généralement en fin d’après-midi quand la journée a été chaude et suffisamment humide), soit par l’arrivée d’un front d’air froid ou chaud.

Les prévisions météo courantes annoncent l’arrivée des orages. Vous pouvez néanmoins consulter des sites Internet spécialisés comme www.lightningradar.net, qui génèrent les cartes des impacts de la foudre en temps réel et vous permettent d’anticiper son apparition dans votre région.

Foudre-1.jpg

 

Conseils le prise de vue

Un repérage préalable est nécessaire car un orage ne dure généralement que 1 ou 2 heures. Recherchez un point de vue, comme un flanc de montagne surplombant une ville.
  • Le trépied ou un autre dispositif de stabilité sont indispensables car les expositions sont longues. 
  • La qualité de la composition est primordiale : les plus belles images tiennent plus à la qualité de l’environnement qu’à la foudre elle-même.
  • Définissez les paramètres d’exposition de manière à exposer correctement le paysage sans tenir compte de la luminosité d’un éventuel éclair. D’une part, celui-ci n’éclaire pas le paysage de manière significative ; d’autre part son intensité lui permet d’exposer le capteur quels que soient les réglages.
  • Fermez le diaphragme à f/8 ou f/22 de jour et entre f/4 et f/10 de nuit, sélectionnez la sensibilité la plus faible possible (50 ou 100 voir 200 ISO) et effectuez la mise au point à l’infini.
  •  Multiplier les prises de vue augmente vos chances de saisir la foudre et surtout de la placer au bon endroit de l’image.

Astuce
En photographiant les orages, vous serez souvent amené à photographier sous la pluie, et dans ce cas à utiliser… le pare-soleil pour protéger l’objectif. Mais comme la pluie tombe le plus souvent de manière oblique, des gouttes d’eau risquent de frapper la partie inférieure et intérieure du pare-soleil et d’éclabousser l’objectif. Pour éviter ce problème, coupez le bas du pare-soleil.

Foudre
 
Info
Pour tout savoir sur la foudre (prévoir les orages, photographier la foudre, s’en protéger, etc.), consultez le forum www.chasseurs-orages.com créé par Christope Suarez. Vous pouvez aussi consulter les images
réalisées par les membres.
 
Info
Le diamètre de la foudre ne dépasse généralement pas 3 ou 4 cm, mais son extraordinaire intensité lumineuse lui permet d’être vue à plusieurs dizaines de kilomètres de distance.

 
La couleur de l’éclair change 
  • Un éclair rouge indique de la pluie dans l’atmosphère, que l’éclair se trouve à une grande distance ou encore que la lumière qu’il dégage est filtrée par l’atmosphère comme pendant un coucher de soleil.
  • Un éclair blanc est signe d’un air sec.
  • Un éclair bleu indique la présence de grêle.
  • Un éclair jaune est le signe d’une quantité importante de poussière dans l’atmosphère.

  

Published by Frédéric Lefebvre - dans Workshops terrain
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:45

 

Le choix de la profondeur de champ

 

Le photographe paysagiste recherche généralement une profondeur de champ élevée de sorte que toute la scène soit nette, du premier au dernier plan. L'amateur de macrophotographie recherche le même effet pour compenser la proximité objectif/sujet (qui réduit la profondeur de champ) et s'assurer que la zone de netteté sur le sujet est suffisante.

Au contraire, le portraitiste recherche typiquement une profondeur de champ faible, ce qui permet de créer un flou important autour du sujet et de le mettre en valeur en l'isolant de l'arrière-plan. Faire rentrer dans le cadre des éléments de plusieurs plans et utiliser une faible profondeur de champ donne de la profondeur à une image.

Une profondeur de champ moyenne, obtenue grâce à des ouvertures intermédiaires (f/8, f/11) est également très utile, bien qu'à première vue plutôt neutre. Cette profondeur de champ moyenne est à privilégier quand la qualité optique de l'image est prioritaire et/ou dans des situations où des ouvertures différentes donnent une image identique : un portrait contre un mur, un coquillage sur une plage. Dans ce cas, et si la luminosité de la scène le permet, utilisez l'ouverture à laquelle l'objectif est le plus performant (piqué, contraste, vignettage), généralement f/8 ou f/11.

Il n'y a pas de règle absolue. Utiliser une faible profondeur de champ en paysage pour isoler un élément peut créer des images peu ordinaires et compléter une série d'images plus conventionnelles. La bonne profondeur de champ est avant tout celle qui vous permet de réaliser l'image souhaitée et d'exprimer votre créativité.

 

Profondeur de champ

  

Astuce
Quand vous appuyez sur le bouton Test de profondeur de champ, le viseur apparaît beaucoup plus sombre : laissez votre œil ouvert quelques secondes pour qu'il s'habitue à la baisse de luminosité.

 

Le bouton Test de profondeur de champ et Live View
Live View, la fonction permettant de visualiser l'image sur l'écran arrière au moment de la prise de vue, est compatible avec le bouton Test de profondeur de champ. Il est ainsi possible de contrôler la profondeur de champ avec plus de précision que dans le viseur du boîtier.

 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:03

Photographier les rails lumineux

 

La circulation automobile, omniprésente en ville, offre un superbe sujet pour qui veut photographier le mouvement et les lumières de la ville. Photographiées au crépuscule ou la nuit, les images obtenues sont également très colorées.

 Quelques conseils :
• Un dispositif de stabilisation, de préférence un trépied, est indispensable.
• La bonne durée d'exposition dépend de l'importance de la circulation (plus elle est importante, plus l'exposition peut être courte), de la vitesse de déplacement et de la distance des véhicules.
• Les rails ne sont pas visibles à l'œil : imaginez le trait lumineux d'après la trajectoire des véhicules et utilisez les lignes imaginées dans la composition (fuyantes, courbes).
• Si le trafic n'est pas dense, attendez le bon moment pour déclencher.
• Les points de vue élevés ou à hauteur d'homme conviennent aussi bien

 

RailA Hong-Kong, l'abondance du trafic routier à toute heure et la présence de nombreuses passerelles pour les piétons offrent de nombreuses occasions de photographier des rails lumineux (Canon EOS 30, Velvia 50 ISO, zoom 16-35mm, env. f/16, 10 s.)

 

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Published by Frédéric Lefebvre
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:46

 

Les modèles théoriques absolus

Le diagramme de chromaticité CIE XY représente l'ensemble des couleurs visibles par l'œil humain.

Le diagramme CIE XY présente une gamme de couleurs de même luminosité, les couleurs plus sombres (ou plus claires) n'apparaissent pas. Le diagramme de CIE XYZ rajoute l'axe de luminosité (Z) pour donner un diagramme en trois dimensions. Cette modélisation 3D des couleurs visibles par l'œil est exhaustive mais plus difficile à lire.

 Diagramme-CIE-XYLe diagramme de chromaticité CIE XY - 1 – L'axe des longueurs d'onde de la lumière visible de 380 à 700 nm. 2 – Les couleurs sont pures en limite extérieure et de moins en moins saturées vers le centre. 3 – L'échelle de températures de couleur (K).

 

Le diagramme Lab représente également l'ensemble des couleurs visibles par l'œil humain d'après le modèle Lab.
Pour une luminosité donnée, le diagramme Lab ci-après prend la forme d'un carré. Il prend la forme d'un cube si l'on rajoute l'axe des luminosités et représente alors l'ensemble des couleurs à toutes les luminosités.  

Diagramme-Lab

Le diagramme de chromaticité Lab pour une luminosité de 50%.

 

 

 

 

 

 

   

   

D'autres modèles théoriques

Comme aucun périphérique ne peut reproduire autant de couleurs que l'œil, il est plus pertinent d'utiliser des modèles plus proches des couleurs reproductibles par un appareil photo ou un écran.
L'espace colorimétrique le plus connu et le plus utilisé est l'espace Adobe RVB 1998. Le sRVB, moins étendu, convient cependant mieux aux écrans d'ordinateur et à Internet.  

Diagramme-CIE-XY-Adobe

Comparaison des espaces de travail Adobe RVB et sRVB

 

 

 

 

 

 

L'espace de couleurs Adobe, bien que plus large que l'espace sRVB, ne représente que 50,6 % des couleurs visibles par l'œil humain. Toutes les couleurs possibles sont inscrites dans un triangle dont chaque extrémité correspond aux valeurs du Rouge, Vert et Bleu les plus saturés.
 

Astuce

Pour Windows XP, téléchargez l'application Microsoft Color Control Panel (en anglais uniquement, faites une recherche Internet sur wincolorsetup.exe). Cette extension du panneau de configuration permet de gérer les préférences de la gestion de la couleur de Windows mais surtout de comparer deux espaces de couleurs grâce à une visualisation 3D. Excellent et gratuit !

 

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Published by Frédéric Lefebvre - dans Post production
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:21

 

Les systèmes porte-filtres Cokin et Lee Filters

 
Les systèmes porte-filtres de ces marques permettent d'insérer un ou plusieurs filtres carrés ou rectangulaires, dégradés ou non, neutres ou colorés, de les glisser plus ou moins haut et de les incliner plus ou moins devant l'objectif en fonction des besoins de la scène. Vous pourrez également insérer un filtre polarisant compatible.
Cokin et Lee Filters fabriquent deux des systèmes les plus connus et équipent la plupart des photographes paysagistes professionnels et amateurs confirmés.

Le choix du système dépend du diamètre de la lentille frontale de l'objectif et de sa focale. Si vous hésitez entre deux modèles, prenez le plus grand des deux, vous éviterez d'autant mieux le vignettage et pourrez insérer plus de guides et donc plus de filtres.
Si vous utilisez un objectif grand-angle d'une focale inférieure à 20 mm, vous avez le choix entre le système Z-Pro de Cokin et le système Lee (en gras dans le tableau ci-dessus). Le modèle X-Pro est plutôt destiné à la vidéo et aux boîtiers moyen et grand formats.

   Porte-filtres-4    

Lee ou Cokin ?
Le système Z-Pro de Cokin est conçu sur le même principe que le système Standard de Lee Filters. Le système de Lee est un peu plus flexible et permet la rotation indépendante de deux filtres. Il a une qualité de fabrication supérieure au système Cokin. Les filtres des deux marques sont en verre organique et présentent des qualités optiques comparables. En revanche, certains donnent l'avantage à Lee Filters pour la qualité du gris neutre (pas de dominante magenta) et la régularité du dégradé... mais pour un prix beaucoup plus élevé.
Une alternative consiste à acheter le système chez Cokin et les filtres chez Lee Filters.

 

Des filtres compatibles sont également fabriqués par Tiffen, Hitech et Kood. Singh-Ray, censé être le très haut de gamme (compter plus de 100 € par filtre), est la seule marque à proposer un filtre dégradé inversé, utile pour photographier les couchers de soleil sans trop assombrir la partie supérieure de l'image (ciel, nuages).

 

Singh-RayLes filtres dégradés neutres inversés de Singh-Ray, à insérer dans les systèmes Cokin ou Lee Filters.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Frédéric Lefebvre - dans Choisir ses accessoires
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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 13:17

Simuler un filtre dégradé neutre

 
Les filtres dégradés neutres restent indispensables au moment de la prise de vue. Si vous n'en avez pas sous la main, il est préférable de prendre une photo en exposant pour le ciel, une autre pour le premier plan et ensuite de les fusionner selon l'une des méthodes décrites ci-dessus.
L'outil Dégradé peut malgré tout rendre service quand il n'a pas été possible d'effectuer deux expositions ou quand un dégradé supplémentaire aurait été nécessaire. Il peut rattraper de faibles écarts de luminosité, mais il ne peut en aucun cas récupérer des hautes lumières perdues.

Images-1 L'image originale possède un 1er plan trop sombre car elle a été exposée pour le ciel. 

 

1. Ouvrez l'image dans Photoshop et créez un masque de réglage en cliquant sur CALQUE FUSION puis sur l'onglet Réglages et l'outil NIVEAUX ou COURBE.

Picto-Calque-Fusion

 CALQUE FUSION

Picto-Niveaux

 NIVEAUX   

Picto-CourbeCOURBE

 

2. Ouvrez l'outil Niveaux ou Courbes et ajustez l'image pour obtenir un premier plan bien exposé.

 

 3. Affichez les calques en cliquant sur CALQUES et cliquez sur le masque de fusion (Niveau 1 ou Courbe 1).

Picto-Calques

 CALQUES


4. Sélectionnez l'outil  DEGRADE dans la barre d'outils (au besoin cliquez du bouton droit sur POT DE PEINTURE pour le  faire apparaître). Choisissez le filtre dégradé allant du noir au transparent et une opacité faible pour commencer (20%).

Picto-Dégradé

 DEGRADE

Picto-Pot-de-peinture

 POT DE PEINTURE

Picto-Filtre-Noir-vers-transparent

FILTRE NOIR VERS TRANSPARENT

 

5. Avec la souris, appliquez le filtre en cliquant-glissant du haut vers le bas, plusieurs fois si nécessaire. La partie la plus foncée du filtre fait disparaître l'effet du réglage Niveaux et fait apparaître l'image non modifiée. 

 Images-2

  

Images-3

    L'image finale corrigée

 

 
 

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Published by Frédéric Lefebvre - dans Tutoriels Photoshop
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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 21:41

 

Où faire la mise au point dans le paysage ?

 
Le photographe portraitiste utilise généralement une profondeur de champ faible et fait une mise au point sur le visage du sujet. La question de savoir « où faire la mise au point » ne se pose pas réellement. Ce qui n'est pas le cas pour le photographe paysagiste quand il utilise une profondeur de champ élevée. Vaut-il mieux faire la mise au point sur l'horizon ou sur le premier plan ? Comme de toute façon une grande partie de la scène est censée être nette, peut-on faire la mise au point n'importe où ?

 
La mise au point au premier tiers
La valeur d'ouverture donne un « crédit » de profondeur de champ (en mètres) devant et derrière le sujet. Ce crédit est faible à f/2.8, important à f/8 et encore plus à f/16. Il est important mais pas infini : il faut faire la mise au point de manière à maximiser la profondeur de champ utile.

 

ou-faire-la-mise-au-point(1) – Une mise au point faite au premier plan ne permet pas d'obtenir une profondeur de champ suffisante pour une image nette du premier plan à l'infini. (2) – Une mise au point faite à l'infini exclut le premier plan de la zone de netteté et rend inutile une partie du crédit de profondeur de champ (au-delà de l’infini). (3) – Faire la mise au point au premier tiers de l'image permet d'utiliser au mieux le crédit de profondeur de champ et d’inclure les trois plans dans la zone de netteté.

 
Ce qu'il faut retenir : la profondeur de champ est surtout répartie derrière le sujet ; le point qui permet d'utiliser le crédit de profondeur de champ au maximum se trouve vers le premier tiers de la scène et est appelé point hyperfocal.

 

 

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Published by Frédéric Lefebvre - dans Workshops terrain
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 20:26

Interview de David Noton

David Noton est un des meilleurs photographes paysagistes au monde, vous pouvez consulter son profil sur http://www.davidnoton.com. David m'a fait l'honneur de répondre à mes questions. L'interview est publiée dans mon livre "La photo de paysage".

 

La passion que vous avez pour la lumière transparaît dans vos photos. Savez-vous d'où elle vient ?
Je pense que tous les photographes ont cette passion. Je continue d'apprendre de l'infinie variété et subtilité de la lumière et comment la lire, la prévoir et l'utiliser en préparant un cliché. Regarder, au sommet d'une colline, les David-Notonpremières lumières de la journée peindre le paysage ne cesse de me fasciner. Tout comme l'impression d'avoir passé la moitié de ma vie à faire les cent pas autour de mon trépied en attendant que les nuages se dissipent.

 

Vous avez gagné trois récompenses au célèbre concours Wildlife Photographer of the Year. Quel est votre secret ?
On ne peut pas deviner les choix et les goûts des autres. Alors je m'efforce d'évoluer en tant que photographe. Concrètement, je vais, jour après jour, au-delà de ma propre zone de confort photographique en essayant d'autres techniques, d'autres types d'images, de nouvelles destinations et en tentant de nouveaux challenges. Cela permet au travail de rester différent et agréable car c'est très facile de tomber dans la routine. En fait, la photo doit rester un plaisir. Si ça n'est pas le cas, c'est que quelque chose ne va pas.

 

S'il y avait un seul endroit sur Terre où faire de la photographie de paysage, quel serait-il ?
Le Canada. C'est un grand pays avec des espaces infinis pour la photographie et l'aventure, avec des paysages dantesques et une vie sauvage à couper le souffle. J'ai un attachement particulier pour ce pays car c’est là-bas que j’ai grandi.

 

Les photographes se souviennent toujours de leurs meilleures images, mais ils sont aussi hantés par leur plus bel échec. Avez-vous en tête une image que vous n'avez pas prise alors que les conditions étaient parfaites ?
Ahhh, il faut que je me rappelle de choses que j'ai délibérément effacées de ma mémoire ! À mes débuts, j'ai fait beaucoup d'erreurs, ça fait partie du processus d'apprentissage. Ces photos ratées ont été des expériences douloureuses que j'ai appris à surmonter. À l'époque, j'en étais presque dépressif, mais j'ai appris à être flegmatique et philosophe. L'erreur la plus fréquente et la plus exaspérante est de se trouver au mauvais endroit pour tirer le meilleur de conditions parfaites de lumière. Ça m’arrive bien trop souvent quand j'arrive sur un site sans avoir eu le temps de repérer les lieux.

 

Waiting-for-the-lightQuel conseil donneriez-vous à un photographe amateur qui veut progresser ? Et à un photographe confirmé qui voudrait devenir professionnel ?
Soyez vous-même, original. Ne soyez pas trop influencé par ce que font les autres. On tombe très vite dans ce piège et on finit par faire ce qui a déjà été fait. Bien sûr, recherchez l'inspiration où vous pouvez la trouver, mais faites évoluer votre regard et développez un style, trouvez un créneau.
Pour ceux qui veulent devenir professionnels, il va falloir vous montrer déterminé, efficace, faire preuve de persévérance, être pragmatique, réaliste et garder le cap. Passer professionnel n'est pas chose facile : cela prend au moins cinq ans, plutôt dix… si ça doit arriver. C'est comme ça. Il y a trente ans, je rêvais de parcourir le monde en tant que photographe professionnel. Si vous êtes prêt à en payer le prix, c'est à votre portée. 

 

Quelle est votre prochaine destination ? Votre prochain projet ?
Paris. Une ville que je connais et que j'aime mais que je n'ai pas visitée depuis longtemps. Je vais y faire de la photo panoramique par assemblage en infrarouge.

 

Merci à David pour cette interview et au photographe de voyage Peter Adams http://www.padamsphoto.co.uk pour m'avoir mis en contact avec David.

 

 

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Published by Frédéric Lefebvre
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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:36


Choisir un écran d'ordinateur adapté au traitement photo.

(Edit du 20 juillet 2010)

Les écrans à tube cathodique (CRT) ne sont pratiquement plus fabriqués et ont été remplacés par des écrans plats à cristaux liquides (LCD) ; il existe de grandes disparités entre les écrans. Tenez compte des caractéristiques suivantes au moment de choisir, vous éviterez les erreurs :

Homogénéité et stabilité de la luminosité. Contrairement aux écrans CRT, la luminosité des écrans LCD peut ne pas être homogène sur tout l'écran. C'est le cas des écrans à rétroéclairage par tube fluorescent. De plus, la luminosité de la plupart des écrans change en fonction de l'angle de vision, ce qui rend leur étalonnage difficile. Certains écrans haut de gamme modulent la luminosité en fonction de la clarté de l'environnement de travail.

La capacité de reproduction des couleurs (le « gamut »). La plupart des écrans n'affichent que les couleurs sRVB alors que le boîtier et les imprimantes de qualité fonctionnent dans l'espace RVB Adobe 98. Les couleurs vives seront alors mal reproduites à l'écran, en particulier les verts. Les meilleurs écrans affichent des couleurs proches de l'espace RVB Adobe 98. Ces écrans sont dits Wide Gamut.

 

HP-LP2475w-à-dalle-IPSL'écran HP LP2475w à dalle IPS est particulièrement bien adapté au traitement photo. Mais attention à la consommation électrique (près de 100W). 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Parmi les technologies, les dalles TN qui équipent pratiquement tous les ordinateurs portables sont particulièrement déconseillées car trop peu fidèles à l'image. Les dalles VA sont correctes, mais ne valent pas les dalles IPS : cette technologie offre les performances les plus adaptées à la retouche photo.
La taille et le format de l'écran :
– Une taille de 22 ou 24 pouces apporte un plus grand confort d'utilisation.
– Un format plus large que le traditionnel format 4:3 des écrans de PC, voire un format 16:9, est un plus, surtout pour les photos panoramiques et laissera aussi de la place pour les palettes d'outils de Photoshop.

 

Autres critères :

Le contraste, la consommation électrique (surtout pour les dalles IPS réputée gourmandes), l'érgonomie (en particulier le fait de pouvoir lever verticalement le pied), la connectique (HDMI, YUV pour les consoles), la Haute Définition (pour les films, la vidéo) et bien entendu le coût sont également à prendre en compte.

 

Si vous investissez dans un bon écran LCD, et si votre carte graphique permet d'utiliser deux écrans simultanément, gardez votre vieil écran pour afficher les palettes d'outils de Photoshop.

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 14:44

 

Les filtres dégradés neutres

 

La dynamique élevée de l'œil humain lui permet de discerner les détails d'une scène dont le contraste est d'environ 13 IL, contre 5 ou 6 IL seulement pour un boîtier numérique. Il est donc nécessaire de réduire les écarts de luminosité au maximum afin de faciliter la prise de vue, car si vous exposez pour le ciel, le reste de la scène sera trop sombre et si vous exposez pour le reste de la scène, le ciel sera trop clair. Si vous prenez une valeur d'exposition moyenne, ni le ciel ni le reste de la scène ne seront exposés correctement et il ne sera pas toujours possible de corriger ces écarts en post-traitement (voir la section « Simuler un filtre dégradé neutre » au Chapitre 8).
Les filtres dégradés ont la particularité d'appliquer dès la prise de vue une correction d'exposition différente entre le haut et le bas de l'image (1,2 ou 3 IL de différence). Ils existent avec des transitions plus ou moins progressives entre la zone la plus foncée et la plus claire du filtre.
Ils sont « neutres » car ils ne modifient pas les couleurs de l'image (du moins en principe).

 

Filtres-densité-neutre-5

Cette comparaison est très utile pour comprendre les effets et les références des filtres gris neutres des différents fabricants. Elle est valable à la fois pour les filtres dégradés neutres (les 3 premières lignes uniquement) et les filtres densité neutre non dégradés.

   

Dominante-magenta 2Filtres vraiment « neutres » ?
La neutralité des filtres gris neutre, dégradés ou pas, est due au fait qu'ils absorbent toutes les couleurs du spectre lumineux en quantité égale. Du moins en théorie car certains filtres ont une dominante magenta qui peut être difficile à corriger.

 

Cette cascade des Highlands, en Écosse, souffre d’une dominante magenta causée par le filtre ND 8 de Cokin

 

 

 

 

 

Les filtres dégradés vissants
Il vaut mieux ne pas investir dans ces filtres car ils n'ont pas la flexibilité des systèmes porte-filtres : la séparation entre la partie la plus sombre est condamnée à rester au milieu de l'image et n'a d'intérêt que pour les scènes dont la ligne d'horizon se situe au milieu de l'image… ce qui est contraire aux règles élémentaires de composition.

 

 

 

 

 

 

 

Concrètement

 

Je recommande les filtres suivants pour les utilisateurs de reflex :

- soit Cokin : les 120, 121M (ND4) et 121S (ND8) http://cokin.fr/ico3-p1-2.html
- soit Lee Filters : le 0.6 ND et le 0.9 ND http://www.leefilters.com/camera/products/finder/ref:C475674155E58E/

 

 

Voir : les systèmes porte-filtres Lee et Cokin

 

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