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  • : Le blog de la Photo de Paysage
  • Le blog de la Photo de Paysage
  • : Tout ce qu'il faut savoir pour réussir ses photos de paysage naturel et urbain : préparer son voyage, choisir et utiliser son matériel sur le terrain, photographier les sujets difficiles, traiter et diffuser ses images. La plupart des articles sont des extraits de mon Livre :"La Photo de Paysage" aux Editions Pearson
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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 23:30

Version éditée du 4 août 2010

Les résultats des concours photos sont très attendus, en particulier celui du Festival Internationale de la Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der. Comme chaque année, les résultats et les commentaires du jury font l’objet d’âpres discussions sur le web. Le cru 2010 ne fait pas exception et voit naître en ce début de mois d’août une polémique sur la décision du jury de ne pas attribuer de prix dans la catégorie paysage.
 

   Montier-en-Der

 

Voici les faits et ce que j’en pense.

 

La décision du Jury : "...le Jury a préféré ne pas attribuer de prix dans la catégorie Paysages, estimant ne pas y avoir trouvé des photos d’un niveau équivalent à celui des autres sections. Le paysage est un art difficile où le travail du photographe doit être perceptible et ne pas reposer sur un usage abusif du grand-angle, de la saturation ou d’effets qui gâchent la vision de l’auteur." (extrait de l’annonce officielle des résultats).

La polémique : les polémiques naissent vite sur internet. Certains participants peut-être déçus de ne pas voir leurs photos primées, ont jugé peu convaincantes les raisons qui ont poussé le jury à ne pas attribuer de prix, certains allant même jusqu’à remettre en cause la compétence du jury !

 

Ce que je pense de tout ça :

 

Critiquer le jury : c'est la coutume mais ce n’est pas une attitude très sérieuse. Comment peut-on critiquer le jury sans avoir vu les images et participer à la discussion ? Les participants polémistes estiment-ils leurs images à la hauteur du 1er prix ??

 

L'usage du grand-angle : je ne pense pas que ce soit l'usage du GA en lui-même qui soit reproché mais la composition stéréotypée qui consiste à placer une roche et/ou une feuille morte parfaite au 1er plan grâce à un objectif grand-angle placé au raz-du-sol. C'est une composition peu téléphonée, vue trop souvent et ne permet pas (plus) à une image de se distinguer.

 

La saturation excessive : il faut reconnaître que beaucoup d’images, y compris de la part d'excellents photographes, sont trop saturées. J'y vois là la nécessité de compenser la neutralité légendaire des fichiers RAW : on rajoute +2 en saturation à la dérawtisation + une augmentation du contraste sur PS (ce qui augmente encore la saturation). Du coup, c'est sur-saturé et peu naturel.
Conseil : convertir l’image en mode Lab avant de corriger le contraste pour éviter de modifier les couleurs (voir mon livre p.253).

 

L'usage d'effets : je ne sais pas ce que le jury entend par là mais il est vrai que l'usage des techniques (assemblage panoramique, vue 360°, HDR...) et de l'excellence technique (on compte volontiers les pixels, on s’extasie des performances des nouveaux boîtiers à 100 000 ISO !) peut faire perdre de vue la recherche de l'esthétique et surtout l'objectivité, le bon sens indispensables au "post-traitement raisonné" (comme dans "agriculture raisonnée").

 

La "génération numérique" : à l’image de certains membres du collectif Time Catcher, la "génération numérique", qui est partie de zéro, a réussi à séduire le web ces 5 dernières années à force d’images très saturées, très spectaculaires.
Mais, peut-être faute de culture photographique, de repères, les auteurs de ces images, au départ très différentes mais finalement stéréotypées et trop peu naturelles, finissent par lasser voire déchaîner les passions comme Marc Adamus qui se retrouve accusé d’imposture, de triche, de mensonge.

La mode et l’engouement pour ces images très saturées passent, les commentaires du jury du Festival de Montier-en-Der est à mon avis une manifestation de cette tendance.

 

Le retour aux bases : si les David Noton (voir l’interview que j’ai fait de lui dans mon livre p.210-211) et autres Charlie Waite sont reconnus depuis des décennies c’est certainement grâce à l’authenticité, à la sincérité de leur démarche. Ils ont un style bien reconnaissable tout comme Joe Cornish ou Lee Frost (voir la page liens de Paysages du Nord : http://www.paysagesdunord.com/Links/Links.html)

 

Alors pour avoir un coup d’avance et échapper aux modes, revisitons les classiques, restons fidèles à nous même et trouvons notre propre style.

 

Frédéric Lefebvre

PS : quant à moi je n'ai pas participé cette année car je n'ai pas produit d'images "wouaaahh" susceptibles de briller dans un concours.

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 13:05

Créer un blog ou un site web : des logiciels pour tous les niveaux


Il est aujourd'hui difficile de se passer d'une présence sur Internet. Si vous avez déjà une galerie sur Photo.net, une page sur Facebook, vous voudrez certainement exposer vos photos sur des pages plus personnelles et créer votre propre site.


Vous avez le choix entre deux grands types de site Internet :
• Le blog. Simple et rapide à mettre en œuvre, il prend la forme d'une longue page sur laquelle vous pouvez ouvrir un billet et y « poster » des images, des vidéos, diaporamas ou des articles. Les internautes sont généralement invités à laisser un commentaire. Des menus permettent de présenter des liens, d'accéder aux billets antérieurs, etc.
Un blog se crée en quelques minutes grâce à des sites comme MySpace ou mieux Over-blog, ou en quelques heures avec des logiciels gratuits comme Dotclear ou WordPress. Vous pouvez personnaliser de nombreux paramètres, mais vous serez limité quant à l'aspect général du site qui a toutes les chances de ressembler à des sites créés avec les mêmes logiciels. Cela dit, c'est peut-être la seule alternative pour quelqu'un qui veut créer son site sans avoir de connaissances techniques particulières.

Le-blog-smallLe blog "la photo de paysage" a été crée en quelques heures grâce à la plateforme de Over-blog.


• Le site complet. Il offre une personnalisation totale. À condition d'être bien exécuté, un site complet donne les résultats les plus professionnels. Vous avez entièrement la main sur le design, l'architecture, les subtilités techniques… Vous obtiendrez avec beaucoup de travail un site unique et à vos couleurs.
Si vous avez des connaissances en la matière, vous savez déjà que Dreamweaver, Expression Web (anciennement FrontPage) ou KompoZer (un équivalent gratuit) sont des éditeurs de pages web qui permettent de créer un site web de A à Z… et en partant de zéro. 
Vous pouvez cependant échapper à l'angoisse de la page (et des nuits) blanche grâce à des éditeurs de contenu (CMS) comme Joomla et Spip. Ils permettent de créer et de gérer simplement et rapidement un site Internet à l'aspect professionnel et très complet possédant des fonctionnalités comme les flux RSS, les news, une version imprimable des pages, un blog, des sondages, etc.

 

Paysages

Bien que mes connaissances en informatique se limitent à la bureautique, j'ai créé Paysages du Nord avec FrontPage de Microsoft (devenu Expression Web). Plusieurs dizaines d'heures ont été nécessaires.


Quelle que soit l'option choisie, vous devez réfléchir au concept, au design et au contenu avant de vous lancer dans la construction du site. Pensez également à intégrer dès le début les règles du marketing Internet (adresse des pages et nom des photos explicites, légendes, métadonnées, etc.).

Une fois que vous avez créé votre site, vous devrez :

1. Choisir et enregistrer une adresse Internet. Le nom du domaine doit être facile à retenir ; il peut contenir votre nom ou le thème du site. Une adresse coûte moins de 10 € par an.

 2. Trouver un hébergeur. Il héberge votre site sur ses serveurs et gère les aspects techniques de l'accès au Web pour moins de 30 € par an (nom de domaine inclus). Il propose de nombreux services : enregistrement du nom de domaine, compte e-mail, outils de création, marketing en ligne, etc. 1and1 et OVH sont des leaders reconnus en France.
3. Télécharger un logiciel FTP. Un logiciel FTP (gratuit comme FileZilla) est une sorte de passerelle entre votre PC et le serveur de l'hébergeur. Il vous permettra de charger puis de mettre à jour votre site.

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:23

Photographier les chutes d'eau

 
Les chutes d'eau figurent parmi les éléments du paysage les plus vivants. En ville, les fontaines et autres jets d'eau sont nombreux dans les parcs et sur les places publiques.
Un ciel couvert est idéal pour photographier les chutes d'eau car il permet de diminuer le contraste entre l'eau en mouvement (blanche) et la roche humide la plupart du temps très sombre. Les chutes d'eau constituent une solution de repli idéale pour les journées maussades.

  
La durée d'exposition :
• Il est préférable de choisir une durée d'exposition longue (1/4 s ou plusieurs secondes). Cela permet d'obtenir un filé de l'eau en mouvement. Dans ce cas, un filtre ND 8 ou ND 400 peut être utile pour bloquer la lumière et allonger la durée de l'exposition.
• Au contraire, choisir une durée d'exposition courte (1/125 s ou moins) permet de geler l'action. Les gouttes d'eau apparaissent alors comme en suspension.
• Une exposition moyenne (1/25 s ou 1/60 s) donne des résultats « entre-deux » moins pertinents.

  

Info
Le débit des chutes d'eau varie en fonction de la saison (souvent plus faible en été et en hiver) et de l'activité humaine (barrage, dérivation). Un débit important est plus spectaculaire, mais un débit réduit peut révéler les détails de la roche, faire baisser le niveau de l'eau et découvrir des rochers utilisables comme premier plan.

 
Maurice

La technique du filé d’eau est facile à mettre en œuvre mais l’intérêt de l’image dépend principalement de l’intérêt de la chute d’eau.

 

 

Astuce
Un filtre polarisant est le bienvenu pour supprimer les reflets sur la surface de l'eau et sur les rochers. Cela permet d'augmenter le contraste de la scène.

 

Aldeyjarfoss 

La puissance de la chute d’Aldeyjarfoss contraste avec la délicatesse des colonnes basaltiques qui l’entourent.

 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:18

Les aurores boréales

 

Les aurores boréales sont parmi les phénomènes les plus spectaculaires et parmi les plus beaux cadeaux de la nature. Il est difficile de ne pas être ému en observant une aurore boréale. Photographier ce phénomène est à la portée de tous. Respectez les recommandations qui suivent, vous ne le regretterez pas !

 

Où observer le phénomène ?


Contrairement à une idée reçue, les aurores ne sont pas les plus fréquentes aux pôles mais plutôt dans une bande comprise entre 65 et 75° de latitude (la moitié nord de la Norvège). Les pays nordiques sont particulièrement bien placés. Ils sont en outre facilement accessibles et offrent de nombreuses infrastructures routières et hôtelières.
Les aurores sont également visibles plus au sud (jusqu'à la Côte d'Azur !) si elles se produisent en très haute altitude. Le phénomène est extrêmement rare ; les aurores observées à ces latitudes sont le plus souvent rouges.

 

Aurore-1

Probabilité d'observation d'une aurore boréale
Ce schéma montre les statistiques du nombre de nuits pendant lesquelles une aurore boréale peut être observée si le ciel est dégagé. Les aurores boréales sont beaucoup plus fréquentes que vous ne pouvez l'imaginer : le phénomène se manifeste presque tous les jours dans la région de Tromso dans le Nord de la Norvège (un des meilleurs endroits pour observer les aurores boréales en Europe), mais seulement une à deux fois par mois dans le Sud du pays (© John Naylor).

       

Info

Les aurores observées dans l'hémisphère sud sont appelées aurores australes. Elles sont plus rarement observées car elles se produisent au-dessus de régions désertiques (océan, Antarctique).

Planifier la photographie des aurores boréales

 

Augmentez vos chances d'observer des aurores en planifiant votre voyage et en organisant votre séjour :
L'activité solaire (et donc les aurores) suit un cycle de 11 ans au cours duquel les éruptions solaires sont plus ou moins nombreuses. Le prochain pic d'activité est prévu en 2013-2014.
• Les aurores se forment tout au long de la journée mais ne sont observables que lors du crépuscule et en pleine nuit. La meilleure période d'observation, de septembre à avril, correspond à la période pendant laquelle les nuits sont les plus longues.
• Prenez en compte le cycle lunaire : un quart ou une demi-lune illumine avantageusement le premier plan.
• Les aurores surviennent deux ou trois jours après une éruption solaire : c'est le temps qu'il faut au vent solaire pour parvenir jusqu'à la Terre. Consultez la météo du vent solaire sur
http://www.swpc.noaa.gov/ pour anticiper le phénomène. Si rien d'important n'est prévu… restez quand même aux aguets !
• Si le ciel est dégagé ou si une éclaircie nocturne est prévue, vous augmenterez vos chances en… ne dormant pas et en scrutant le ciel, le plus souvent vers le nord. Si vous voyagez à plusieurs, pensez à faire des tours de garde. Les aurores sont le plus souvent observées entre 18 h et 1 h du matin dans l'hémisphère nord.

Info
Le ciel soleil tourne autour de lui-même en 27 jours et certaines éruptions solaires peuvent durer plusieurs mois. Les apparitions d'aurores boréales 27 jours après un premier épisode sont fréquentes.

Photographier les aurores boréales


Les règles de base de la photographie de nuit valent pour les aurores boréales, à un détail près : comme les aurores sont mobiles dans le ciel, vous devrez opter pour une durée d'exposition de quelques dizaines de secondes. Au-delà, l'aurore perdra de sa texture et ses formes et illuminera le ciel d'une couleur verte (ou rouge) uniforme plutôt banale et neutre.


Voici quelques conseils de prise de vue :
• Assurez-vous de la parfaite stabilité du trépied. Tassez la neige au préalable (s'il y en a) ou enfoncez les jambes du trépied jusqu'au sol.
• En mode Priorité à l'ouverture, maintenez impérativement la durée d'exposition en dessous de 30 ou 40 secondes, quitte à choisir une sensibilité de 800 ISO ou plus. La durée d'exposition varie de 10 à 40 secondes en fonction de l'intensité de l'aurore et de l'état de la lune.
• Effectuez une mise au point sur l'infini (voir plus haut).
• Si vous faites confiance à la cellule, surexposez de 1 stop au moins et vérifiez l'histogramme. En cas de doute, une légère surexposition est préférable : « exposez à droite ».

 

Aurore-2

Cette photo n'est pas le fruit du hasard, mais d'une série de décisions prises plusieurs mois à l'avance et d'une improvisation sur le terrain : voyage prévu début mars pour bénéficier de nuits encore longues et d'une lune favorable ; achat d'un objectif lumineux 16-35 mm ouvrant à f/2.8 ; location d'une voiture à la dernière minute à l'aéroport en arrivant en Islande car le ciel était dégagé ; plusieurs dizaines de kilomètres parcourus dans la nuit sur les routes enneigées des hauts plateaux près de Reykjavik pour éviter les lumières parasites de la ville.

     

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 22:46

Festival International de la Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der
Submission date: end of june
 

BBC Wildlife Photographer of the Year
Submission date: mid march

 

Trierenberg Super Circuit
Submission date: end of april

 
GDT European Wildlife Photographer of the Year
Submission date: end of june
 
  Nikon Photo Contest International
Every other year.
Submission date: 30th november 2008
 
  Take a View - Landscape Photographer of the Year
Photos taken in the United-Kingdom only
Submission date: mid july
 
  World in Focus
Contest organised by National Geographic.
Submission date: early september
 
  Travel Photographer of the Year
Submission date: early september
 
  International Garden Photographer Of The Year
Submission date: end of january
 
  AOP Awards (Association of Photographers - UK)
Submission date: various.
 
ANZANG Nature and Landscape Photographer of the Year
Photos taken in Australia, New Zealand, Antarctica and New Guinea
Submission date: early may
 
The International Conservation Photography Awards (ICP Awards)
Award created by nature photographer Art Wolfe. Every other year.
Submission date: early 2010
 
  Wild Wonders of Europe
Submission date: last day of each month
 
  National Wildlife Photography Award
Submission date: early july
 
  Wanderlust Travel Photo of the Year
Submission date: early december
 
  The International Wildbird Photographer
Submission date: end of  november
 
  The Banff Mountain Photography Competition
Canadian International Contest specialised in mountain pictures
Submission date: end of april
 
  Environmental Photographer of the Year
Submission date: end of july
 
  EuroNatur - Nature Photography Competition
Organised by the European Nature Heritage Fund
Submission date: end of  march
 
  Concours International Canon de Photo Nature
Contest of the Festival du Film Nature de NAMUR.
Submission date: early september
 
  Festival de Photo Nature et Paysages de La Gacilly
Submission date: end of march
 
  Sharks in Focus - Photo Competition
Contest specialised in sharks and rays pictures
Submission date: end of august
 
  International Photography Awards
Submission date: mid june
 
  International Color Awards
Submission date: mid june
 
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 22:06

Le filtre polarisant

Le photographe paysagiste est certainement le photographe qui utilise le plus souvent les filtres. Ils constituent, avec le kit boîtier-objectif et le trépied, le trio magique du photographe paysagiste. Les deux filtres les plus utilisés sont le filtre polarisant et les filtres dégradés neutres.

  

Le filtre polarisant est irremplaçable ; aucun post-traitement ne peut simuler ses effets. En éliminant la lumière polarisée, ce filtre :
supprime les réflexions des surfaces réfléchissantes lisses non métalliques (vitres, plans d'eau) ;
• permet d'obtenir des ciels vraiment bleus ;
augmente la saturation des couleurs en supprimant les microreflets à la surface des objets ou des matières comme le feuillage ;
réduit le voile atmosphérique.

 

Schéma-polarisantLa lumière incidente est composée d'ondes qui vibrent verticalement et horizontalement (et dans toutes les autres directions). La lumière du soleil réfléchie par une surface d'eau (horizontale) est polarisée parce que les ondes « horizontales » sont davantage absorbées par la surface réfléchissante que les ondes « verticales ». La lumière réfléchie contient donc plus d'ondes verticales que d'ondes horizontales.
Notez que si la surface n'est pas suffisamment lisse (sable sec, vernis poreux), la lumière réfléchie n'est pas polarisée mais reste diffuse.

 

Lumière-polarisée

 Le bleu du ciel est formé de lumière non polarisée venant directement du soleil et de lumière polarisée réfléchie, dispersée par l'atmosphère. Dans le ciel, la polarisation de la lumière est maximum à 90° par rapport à la direction de la lumière. Si vous photographiez alors que le soleil est bas sur l'horizon, le filtre polarisant n'aura d'effet sur le ciel que perpendiculairement à la lumière (© John Naylor).

 

Conseils d'utilisation et remarques
• L'effet du filtre est visible dans le viseur. Faites tourner le filtre jusqu'à obtenir l'effet recherché.
• L'effet du filtre polarisant est maximum quand le soleil est dans le dos ainsi qu'en milieu de journée (soleil au zénith).
• Le filtre polarisant augmente le contraste et fait perdre 2 stops dans sa position maximum. La cellule prend en compte la perte de luminosité, il n'y a pas lieu de corriger l'exposition. Si vous utilisez une cellule à main, vous devrez en revanche placer le filtre devant la cellule avant d'effectuer la mesure.

 

Avec-sans-polarisant

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le polarisant est monté devant l’objectif sur les 2 images mais en position maximum sur la photo de droite.

 

Excès-GroenlandLa partie sombre au milieu du ciel est causée par l’absorption de la lumière polarisée par le filtre. Une partie de la lumière étant absorbée, le ciel apparaît plus sombre.

 

  

 

Excès-Islande

 

 

 

L’usage combiné du filtre polarisant et d’un filtre dégradé neutre en milieu de journée a trop assombri le ciel. Ce dernier est devenu pratiquement noir.

 

  

Astuce

On peut contrôler l'effet du polarisant sans l'installer sur l'objectif : tenez-le à la main et placez-le devant vos yeux, tournez et constatez l'effet. C'est aussi un excellent moyen d'apprendre à utiliser ce filtre.

  

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 21:23

Têtes et Plateaux

Les têtes

Il existe deux grands types de tête :
• Celles qui permettent le réglage indépendant des trois axes : cela facilite les réglages de précision notamment avec les boîtiers les plus lourds.
• Les rotules qui permettent de régler les axes d'un seul geste pour plus de rapidité : elles sont compactes et moins lourdes que les précédentes.

 

Les critères de choix d'une tête :
La stabilité. Prenez une rotule qui supporte votre combinaison boîtier-objectif la plus lourde, voire un peu plus. Les contraintes mécaniques exercées sur la tête sont importantes surtout en contre-plongée et quand l'appareil est en position verticale.
La rapidité d'exécution. La conception de la tête doit permettre un cadrage rapide. Évitez les systèmes à cardan ou à crémaillère. Les secondes gagnées sur le terrain sont précieuses.
La précision. Une bonne tête doit permettre de sélectionner et de maintenir l'angle souhaité au degré près.
Le poids. Contrairement au trépied, le poids de la rotule n'apporte pas de stabilité supplémentaire. Au contraire, une tête trop lourde élève le centre de gravité de l'ensemble, ce qui réduit la stabilité.

Figure-1-112---Rotule-en-magnésium-Gitzo-G1177M
La rotule en magnésium Gitzo G1177M permet de régler les trois axes en un seul geste.

 

 

 

 

 

   

Figure-1-114---Tête-3-axes-Manfrotto-405

La tête trois axes Manfrotto 405 (ici avec un plateau quick release) permet de régler indépendamment et avec précision chacun des axes.

 

 


Les têtes panoramiques
Ces têtes sont spécifiquement étudiées pour permettre la prise de vue multiple en vue d'un assemblage. Elles permettent :
• de mesurer le degré de rotation entre deux photos grâce à une embase graduée et parfois crantée ;
• de placer la pupille d'entrée de l'objectif utilisé au-dessus de l'axe de rotation de la rotule grâce à des platines coulissantes et graduées.

 

Figure-1-116---Tête-panoramique-3D-Ultimate-Pro-de-Really-

Une tête panoramique comme la 3D Ultimate Pro de Really Right Stuff est indispensable pour la photo panoramique par assemblage. Elle possède une embase graduée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plateau

 Vous pouvez fixer le boîtier directement sur la tête grâce au pas de vis 1/4 de pouce prévu à cet effet…ce qui prend trop de temps pour être une solution utilisable sur le terrain.

Utilisez un plateau quick release pour fixer et retirer l'appareil en moins de deux secondes : vissé en permanence sur la base du boîtier, le plateau se fixe dans la partie femelle placée sur la tête.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 23:04

Trépieds.

Un trépied n'est pas seulement utile pour la prise de vue en vitesse lente. C'est aussi un excellent moyen de se « poser » et de travailler le cadrage et la composition avec soin. Une fois le cadrage effectué, vous pourrez aussi attendre le moment opportun pour déclencher : bonne lumière ou passage d'un personnage par exemple.


Choisissez votre dispositif de stabilisation de haut en bas : le poids du boîtier et de l'objectif détermine le type de tête à utiliser, celle-ci détermine à son tour le trépied adéquat. L'homogénéité de la combinaison est essentielle pour garantir une bonne stabilité.

 

Le trépied doit être choisi avec soin car vous l'utiliserez pour la plus grande partie de vos photos de paysage.

 

Les critères suivants vous aideront à faire votre choix :

  •  Le poids du trépied. Le premier réflexe est de vouloir un trépied le plus léger possible. C'est une erreur car le poids du trépied est un gage de stabilité. Un trépied trop léger sera vulnérable au vent et à la moindre vibration.
  • La rigidité. Les matériaux utilisés pour la construction du trépied doivent être suffisamment rigides pour ne pas se déformer sous le poids de votre matériel. Les éléments doivent être assemblés avec précision et sans jeu.
  • La hauteur maximum et minimum. Choisissez le trépied qui, une fois déployé, offre le plus de hauteur possible. Vous aurez besoin de ces quelques centimètres de plus sur le terrain pour réaliser la photo voulue et cela vous évitera de trop allonger la colonne centrale, ce qui compromet la stabilité. N'oubliez pas la hauteur minimum à laquelle peut descendre le trépied : beaucoup de photos sont prises très près du sol.
  • Les pieds. Les trépieds les plus stables sont ceux dont les pieds comprennent le moins de sections. Même si les trépieds à quatre ou cinq sections sont plus courts une fois repliés et offrent un encombrement réduit, préférez les pieds à trois sections maximum, ils n'en seront que plus rapides à déployer.
  • La flexibilité. Le trépied doit pouvoir s'adapter à tous les terrains et permettre le maximum de positions Figure-1-110---Trépied-Manfrottopossible : la colonne doit pouvoir s'inverser, voire se fixer à l'horizontale. Certains pieds se déploient à 90° par rapport à la colonne centrale, ce qui permet de s'approcher très près du sol.

 

 

 

  

Le trépied Manfrotto 190XB possède une hauteur maximum de 1,46 m et supporte jusqu'à 5 kg d'équipement.

 

  Avantages Inconvénients
Aluminium

- Stabilité maximum grâce à son poids

 - Totalement rigide

 - Moins onéreux

 - Plus robuste

- Son poids important peut le rendre difficile à transporter

 

 

Fibres de carbone

- Deux fois moins lourd qu'un trépied en aluminium (meilleur ratio poids/stabilité)

- Meilleure absorption des vibrations

- Plus facile à manipuler dans le froid que l'aluminium, ne casse pas dans des conditions de froid extrême

- Plus onéreux

- Son faible poids compromet la stabilité surtout quand il est utilisé avec une combinaison boîtier-objectif-tête lourde.

 

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:46

La composition


L'art de la composition consiste à créer une harmonie à partir du désordre apparent né de la multitude et de la diversité des éléments qui nous entourent pour obtenir une image équilibrée, agréable à regarder et créant parfois un sentiment de confort et de familiarité auprès du spectateur.
À la différence d'un peintre qui part d'une toile blanche, le photographe doit composer avec les éléments qui s'offrent à lui et ne pourra la plupart du temps pas influencer leur agencement et encore moins leur forme ou leur couleur.
La composition d'une photographie consiste donc avant tout à arranger en un ensemble cohérent et au sein d'un cadre défini les lignes, courbes, formes, points et autres couleurs et textures présents dans une scène. Cela consiste aussi à faire le choix d'intégrer certains éléments et d'en exclure d'autres.

 

 

Connaître la règle pour mieux l'oublier
Comme un acteur qui doit parfaitement connaître son texte pour mieux l'interpréter, le photographe pourra d'autant mieux composer ses images qu'il aura intégré les règles de composition au point de parfois les utiliser de manière inconsciente. C'est d'autant plus important qu'un respect scrupuleux et mécanique de la règle ne garantit pas le succès. On devine chez certains photographes l'utilisation trop fréquente et peu discrète de la règle des tiers.
Apprenez les règles mais aussi leurs exceptions. Analysez vos images, celles des autres, pratiquez appareil à la main.
Si, en essayant plusieurs options de cadrage ou de composition, une image fait « tilt » sans que vous puissiez l'expliquer sur le moment, c'est que vous maîtrisez l'art de la composition !

 

 

Voir :

Le règle des tiers

Format et proportion ; la dynamique du cadre

Le nombre d'or : la nature est de bonne composition

Le cadre dans le cadre

 

Voir aussi dans le livre :

Les lignes dans l'image

Les formes dans l'image

Le rôle de la couleur dans la composition

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 00:03

La règle des tiers

Le réflexe du photographe débutant consiste à placer le sujet en plein milieu du cadre. Si cela fonctionne correctement avec un format carré, cela crée rarement une composition efficace dans un cadre rectangulaire. Alors où placer le sujet ?
La règle apporte une réponse simple et généralement efficace au positionnement du sujet : tracez une ligne imaginaire à chaque tiers du cadre (en longueur et en hauteur) et placez le sujet sur l'une des quatre intersections. L'intersection en bas à gauche est plus naturelle que les autres et fonctionne généralement bien.
La règle des tiers est à utiliser avec discernement : placez le sujet au tiers dans le viseur et vérifiez que cela fonctionne. Dans tous les cas, essayez d'autres compositions avant de déclencher : par exemple, centrez le sujet, jouez sur les symétries...

 

Figure-1-30---Exemple-de-mise-en-œuvre-de-la-règle-des-ti  Figure-1-30---Exemple-de-mise-en-œuvre-de-la-règ-copie-1

La règle des tiers a été utilisée plusieurs fois dans cette image prise dans une saline de l’île Maurice : la tête du personnage se trouve sur l’intersection de deux lignes de tiers (A), son corps suit la ligne verticale du tiers (B) ; le centre de gravité du personnage au loin et du bout d’étoffe se trouve au tiers (C), de même que la ligne formée par le trottoir au 1er plan (D). La règle des tiers fonctionne bien dans un format carré.

 

 

 

 

 Figure-1-31---Exemple-d'exception-à-la-règle---sujet-cent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La position de ce pêcheur inuit au centre et très près du bord de l’image permet de le confronter à l’immensité de son environnement et renforce l’impression de solitude et de vulnérabilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi dans le livre :

Les lignes dans l'image

Les formes dans l'image

Le rôle de la couleur dans la composition 

 

 

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Published by Frédéric Lefebvre - dans La composition
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