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  • : Le blog de la Photo de Paysage
  • Le blog de la Photo de Paysage
  • : Tout ce qu'il faut savoir pour réussir ses photos de paysage naturel et urbain : préparer son voyage, choisir et utiliser son matériel sur le terrain, photographier les sujets difficiles, traiter et diffuser ses images. La plupart des articles sont des extraits de mon Livre :"La Photo de Paysage" aux Editions Pearson
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Photo paysage - Composition 22-23

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 15:13

 

La foudre révèle la puissance de la nature. Le phénomène est impressionnant à vivre mais également quand il est couché sur papier photo. La foudre est un arc électrique qui part de la base du nuage et frappe le sol. Le phénomènese produit pendant les orages, dans de gros nuages en forme d’enclume appelés cumulonimbus dont la base se situe entre 500 m et 3 km d’altitude et le sommet entre 8 à 15 km d’altitude sous nos latitudes. Au sein de ces nuages coexistent plusieurs zones de charges contraires : des charges négatives à la base, et positives au sommet.


Prévoir les orages et la foudre

La foudre frappe la Terre 100 fois par seconde, 32 millions de fois par an ; les occasions de la photographier ne manquent donc pas !

Les orages (et donc la foudre) se produisent plus fréquemment dans les régions chaudes et humides ainsi que dans les zones montagneuses.

La foudre est provoquée par la rencontre d’une couche d’air froid avec une couche d’air chaud. Ces conditions sont créées soit par un phénomène de convection naturelle (généralement en fin d’après-midi quand la journée a été chaude et suffisamment humide), soit par l’arrivée d’un front d’air froid ou chaud.

Les prévisions météo courantes annoncent l’arrivée des orages. Vous pouvez néanmoins consulter des sites Internet spécialisés comme www.lightningradar.net, qui génèrent les cartes des impacts de la foudre en temps réel et vous permettent d’anticiper son apparition dans votre région.

Foudre-1.jpg

 

Conseils le prise de vue

Un repérage préalable est nécessaire car un orage ne dure généralement que 1 ou 2 heures. Recherchez un point de vue, comme un flanc de montagne surplombant une ville.
  • Le trépied ou un autre dispositif de stabilité sont indispensables car les expositions sont longues. 
  • La qualité de la composition est primordiale : les plus belles images tiennent plus à la qualité de l’environnement qu’à la foudre elle-même.
  • Définissez les paramètres d’exposition de manière à exposer correctement le paysage sans tenir compte de la luminosité d’un éventuel éclair. D’une part, celui-ci n’éclaire pas le paysage de manière significative ; d’autre part son intensité lui permet d’exposer le capteur quels que soient les réglages.
  • Fermez le diaphragme à f/8 ou f/22 de jour et entre f/4 et f/10 de nuit, sélectionnez la sensibilité la plus faible possible (50 ou 100 voir 200 ISO) et effectuez la mise au point à l’infini.
  •  Multiplier les prises de vue augmente vos chances de saisir la foudre et surtout de la placer au bon endroit de l’image.

Astuce
En photographiant les orages, vous serez souvent amené à photographier sous la pluie, et dans ce cas à utiliser… le pare-soleil pour protéger l’objectif. Mais comme la pluie tombe le plus souvent de manière oblique, des gouttes d’eau risquent de frapper la partie inférieure et intérieure du pare-soleil et d’éclabousser l’objectif. Pour éviter ce problème, coupez le bas du pare-soleil.

Foudre
 
Info
Pour tout savoir sur la foudre (prévoir les orages, photographier la foudre, s’en protéger, etc.), consultez le forum www.chasseurs-orages.com créé par Christope Suarez. Vous pouvez aussi consulter les images
réalisées par les membres.
 
Info
Le diamètre de la foudre ne dépasse généralement pas 3 ou 4 cm, mais son extraordinaire intensité lumineuse lui permet d’être vue à plusieurs dizaines de kilomètres de distance.

 
La couleur de l’éclair change 
  • Un éclair rouge indique de la pluie dans l’atmosphère, que l’éclair se trouve à une grande distance ou encore que la lumière qu’il dégage est filtrée par l’atmosphère comme pendant un coucher de soleil.
  • Un éclair blanc est signe d’un air sec.
  • Un éclair bleu indique la présence de grêle.
  • Un éclair jaune est le signe d’une quantité importante de poussière dans l’atmosphère.

  

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 21:41

 

Où faire la mise au point dans le paysage ?

 
Le photographe portraitiste utilise généralement une profondeur de champ faible et fait une mise au point sur le visage du sujet. La question de savoir « où faire la mise au point » ne se pose pas réellement. Ce qui n'est pas le cas pour le photographe paysagiste quand il utilise une profondeur de champ élevée. Vaut-il mieux faire la mise au point sur l'horizon ou sur le premier plan ? Comme de toute façon une grande partie de la scène est censée être nette, peut-on faire la mise au point n'importe où ?

 
La mise au point au premier tiers
La valeur d'ouverture donne un « crédit » de profondeur de champ (en mètres) devant et derrière le sujet. Ce crédit est faible à f/2.8, important à f/8 et encore plus à f/16. Il est important mais pas infini : il faut faire la mise au point de manière à maximiser la profondeur de champ utile.

 

ou-faire-la-mise-au-point(1) – Une mise au point faite au premier plan ne permet pas d'obtenir une profondeur de champ suffisante pour une image nette du premier plan à l'infini. (2) – Une mise au point faite à l'infini exclut le premier plan de la zone de netteté et rend inutile une partie du crédit de profondeur de champ (au-delà de l’infini). (3) – Faire la mise au point au premier tiers de l'image permet d'utiliser au mieux le crédit de profondeur de champ et d’inclure les trois plans dans la zone de netteté.

 
Ce qu'il faut retenir : la profondeur de champ est surtout répartie derrière le sujet ; le point qui permet d'utiliser le crédit de profondeur de champ au maximum se trouve vers le premier tiers de la scène et est appelé point hyperfocal.

 

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:23

Photographier les chutes d'eau

 
Les chutes d'eau figurent parmi les éléments du paysage les plus vivants. En ville, les fontaines et autres jets d'eau sont nombreux dans les parcs et sur les places publiques.
Un ciel couvert est idéal pour photographier les chutes d'eau car il permet de diminuer le contraste entre l'eau en mouvement (blanche) et la roche humide la plupart du temps très sombre. Les chutes d'eau constituent une solution de repli idéale pour les journées maussades.

  
La durée d'exposition :
• Il est préférable de choisir une durée d'exposition longue (1/4 s ou plusieurs secondes). Cela permet d'obtenir un filé de l'eau en mouvement. Dans ce cas, un filtre ND 8 ou ND 400 peut être utile pour bloquer la lumière et allonger la durée de l'exposition.
• Au contraire, choisir une durée d'exposition courte (1/125 s ou moins) permet de geler l'action. Les gouttes d'eau apparaissent alors comme en suspension.
• Une exposition moyenne (1/25 s ou 1/60 s) donne des résultats « entre-deux » moins pertinents.

  

Info
Le débit des chutes d'eau varie en fonction de la saison (souvent plus faible en été et en hiver) et de l'activité humaine (barrage, dérivation). Un débit important est plus spectaculaire, mais un débit réduit peut révéler les détails de la roche, faire baisser le niveau de l'eau et découvrir des rochers utilisables comme premier plan.

 
Maurice

La technique du filé d’eau est facile à mettre en œuvre mais l’intérêt de l’image dépend principalement de l’intérêt de la chute d’eau.

 

 

Astuce
Un filtre polarisant est le bienvenu pour supprimer les reflets sur la surface de l'eau et sur les rochers. Cela permet d'augmenter le contraste de la scène.

 

Aldeyjarfoss 

La puissance de la chute d’Aldeyjarfoss contraste avec la délicatesse des colonnes basaltiques qui l’entourent.

 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 21:18

Les aurores boréales

 

Les aurores boréales sont parmi les phénomènes les plus spectaculaires et parmi les plus beaux cadeaux de la nature. Il est difficile de ne pas être ému en observant une aurore boréale. Photographier ce phénomène est à la portée de tous. Respectez les recommandations qui suivent, vous ne le regretterez pas !

 

Où observer le phénomène ?


Contrairement à une idée reçue, les aurores ne sont pas les plus fréquentes aux pôles mais plutôt dans une bande comprise entre 65 et 75° de latitude (la moitié nord de la Norvège). Les pays nordiques sont particulièrement bien placés. Ils sont en outre facilement accessibles et offrent de nombreuses infrastructures routières et hôtelières.
Les aurores sont également visibles plus au sud (jusqu'à la Côte d'Azur !) si elles se produisent en très haute altitude. Le phénomène est extrêmement rare ; les aurores observées à ces latitudes sont le plus souvent rouges.

 

Aurore-1

Probabilité d'observation d'une aurore boréale
Ce schéma montre les statistiques du nombre de nuits pendant lesquelles une aurore boréale peut être observée si le ciel est dégagé. Les aurores boréales sont beaucoup plus fréquentes que vous ne pouvez l'imaginer : le phénomène se manifeste presque tous les jours dans la région de Tromso dans le Nord de la Norvège (un des meilleurs endroits pour observer les aurores boréales en Europe), mais seulement une à deux fois par mois dans le Sud du pays (© John Naylor).

       

Info

Les aurores observées dans l'hémisphère sud sont appelées aurores australes. Elles sont plus rarement observées car elles se produisent au-dessus de régions désertiques (océan, Antarctique).

Planifier la photographie des aurores boréales

 

Augmentez vos chances d'observer des aurores en planifiant votre voyage et en organisant votre séjour :
L'activité solaire (et donc les aurores) suit un cycle de 11 ans au cours duquel les éruptions solaires sont plus ou moins nombreuses. Le prochain pic d'activité est prévu en 2013-2014.
• Les aurores se forment tout au long de la journée mais ne sont observables que lors du crépuscule et en pleine nuit. La meilleure période d'observation, de septembre à avril, correspond à la période pendant laquelle les nuits sont les plus longues.
• Prenez en compte le cycle lunaire : un quart ou une demi-lune illumine avantageusement le premier plan.
• Les aurores surviennent deux ou trois jours après une éruption solaire : c'est le temps qu'il faut au vent solaire pour parvenir jusqu'à la Terre. Consultez la météo du vent solaire sur
http://www.swpc.noaa.gov/ pour anticiper le phénomène. Si rien d'important n'est prévu… restez quand même aux aguets !
• Si le ciel est dégagé ou si une éclaircie nocturne est prévue, vous augmenterez vos chances en… ne dormant pas et en scrutant le ciel, le plus souvent vers le nord. Si vous voyagez à plusieurs, pensez à faire des tours de garde. Les aurores sont le plus souvent observées entre 18 h et 1 h du matin dans l'hémisphère nord.

Info
Le ciel soleil tourne autour de lui-même en 27 jours et certaines éruptions solaires peuvent durer plusieurs mois. Les apparitions d'aurores boréales 27 jours après un premier épisode sont fréquentes.

Photographier les aurores boréales


Les règles de base de la photographie de nuit valent pour les aurores boréales, à un détail près : comme les aurores sont mobiles dans le ciel, vous devrez opter pour une durée d'exposition de quelques dizaines de secondes. Au-delà, l'aurore perdra de sa texture et ses formes et illuminera le ciel d'une couleur verte (ou rouge) uniforme plutôt banale et neutre.


Voici quelques conseils de prise de vue :
• Assurez-vous de la parfaite stabilité du trépied. Tassez la neige au préalable (s'il y en a) ou enfoncez les jambes du trépied jusqu'au sol.
• En mode Priorité à l'ouverture, maintenez impérativement la durée d'exposition en dessous de 30 ou 40 secondes, quitte à choisir une sensibilité de 800 ISO ou plus. La durée d'exposition varie de 10 à 40 secondes en fonction de l'intensité de l'aurore et de l'état de la lune.
• Effectuez une mise au point sur l'infini (voir plus haut).
• Si vous faites confiance à la cellule, surexposez de 1 stop au moins et vérifiez l'histogramme. En cas de doute, une légère surexposition est préférable : « exposez à droite ».

 

Aurore-2

Cette photo n'est pas le fruit du hasard, mais d'une série de décisions prises plusieurs mois à l'avance et d'une improvisation sur le terrain : voyage prévu début mars pour bénéficier de nuits encore longues et d'une lune favorable ; achat d'un objectif lumineux 16-35 mm ouvrant à f/2.8 ; location d'une voiture à la dernière minute à l'aéroport en arrivant en Islande car le ciel était dégagé ; plusieurs dizaines de kilomètres parcourus dans la nuit sur les routes enneigées des hauts plateaux près de Reykjavik pour éviter les lumières parasites de la ville.

     

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